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Stéphane BOLLE

Maître de conférences
HDR en droit public
Université Paul Valéry - Montpellier III 
 

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Bénin

Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 16:03
- Publié dans : Bénin
Par Stéphane Bolle

Pas d’élections crédibles au Bénin en 2011 sans LEPI, sans liste électorale permanente informatisée !

 

La classe politique toutes tendances confondues, de l’opposition non déclarée à la mouvance présidentielle, ainsi que les organisations de la société civile partagent ce leitmotiv. Mais passer du discours aux actes, concrétiser un instrument qui figure dans la loi électorale depuis janvier 1999 et fait l’objet de lois de dérogation à chaque scrutin, n’est pas aisé dans un pays émergent aux ressources limités, dans une société de défiance politique mutuelle.

 

Le journal "La Nouvelle Tribune" vient de dévoiler un document d’importance :

 

LE RAPPORT FINAL SUR LA MISE EN OEUVRE DE LA LEPI produit par la mission de réactualisation financée par la commission européenne

 

 

Les experts ont rendu des conclusions fort complètes, comprenant un calendrier très serré de réalisation – qui débutait le 1er décembre 2008 !-, des prévisions budgétaires, programmant une assistance électorale internationale conséquente, détaillant les caractéristiques techniques de la LEPI ou encore indiquant les modifications à apporter – d’ici le 2 février 2009 ! - au cadre légal des élections.

 

Il urge que les béninois, au premier rang desquels l'Assemblée Nationale et l’exécutif, s’approprient ce rapport pour que vive – enfin ! – la LEPI.

 

Gageons qu’ils sauront  - même à l’arraché - relever un défi majeur: assurer en 2011 l'expression libre et inaltérée du suffrage universel.

 


Stéphane BOLLE

Maître de conférences HDR en droit public

http://www.la-constitution-en-afrique.org/
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 11:12
- Publié dans : Bénin
Par Stéphane Bolle


Après maintes péripéties qu’il serait fastidieux de relater ici, l'Assemblée Nationale du Bénin est désormais en mesure de demander la démission de
Mathurin Coffi Nago, son président, déjà désavoué avec le rejet de ses rapports d'activités. La commission d’enquête, initiée et contrôlée politiquement par l'opposition non déclarée au Chef de l'Etat,  a déposé, le 29 décembre 2008, son

 

RAPPORT SUR LES ACTIVITES ET LA GESTION du président de la cinquième législature du Renouveau démocratique (2007-2011)

 

La lecture de cette sorte de réquisitoire est fort instructive sur les mœurs parlementaires et, en particulier, sur l'instrumentalisation politicienne du droit, tant par la mouvance présidentielle que par le camp adverse.

 

Conformément aux, Mathurin Coffi Nago peut être désormais acculé à la démission par les 2/3 des députés. « L’opposition », aujourd’hui majoritaire, a pris le contrôle de la représentation nationale : les 6 députés, désignés le 20 décembre 2008, pour siéger à la Haute Cour de Justice, proviennent de ses seuls rangs, comme le permet la décision de la Cour Constitutionnelle DCC 01-013 du 29 janvier 2001 ; et, le 26 décembre, sa clé de répartition s’est imposée pour la désignation des représentants de l’assemblée dans les parlements régionaux.

 

Reste à savoir si les détracteurs de Mathurin Coffi Nago sauront, l’année prochaine, franchir le seuil de la majorité qualifiée des 2/3 pour changer la direction de l'Assemblée Nationale et en faire un bastion de l’opposition au Président Yayi Boni.

 

 

Stéphane BOLLE

Maître de conférences HDR en droit public

http://www.la-constitution-en-afrique.org/

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