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Stéphane BOLLE

Maître de conférences
HDR en droit public
Université Paul Valéry - Montpellier III 
 

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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /2007 17:35
- Publié dans : Sénégal
Par Stéphane Bolle
4. Faut-il un régime parlementaire ?
Ismaïla Madior FALL conclut son ouvrage par un plaidoyer en faveur d’un « régime parlementaire minimal » qui rappelle celui prôné, en France, par la Convention pour la 6ième République. Il recommande un rééquilibrage des pouvoirs : « Le Parlement devrait être habilité à investir le Gouvernement, le contrôler, l’évaluer et le sanctionner » ; le Gouvernement, dirigé par le seul Premier ministre, aurait l’entière responsabilité de déterminer et de conduire la politique de la nation ; le Président de la République serait cantonné à un rôle d’arbitre impartial, deviendrait « une personnalité au-dessus des contingences partisanes, jouissant de pouvoirs d’arbitrage, et à qui reviendraient des pouvoirs de souveraineté et de nomination à des emplois civils et militaires limitativement énumérés ». La viabilité d’un tel système, qui romprait avec « le contexte du Sénégal marqué par un fort enracinement des institutions et des mœurs du présidentialisme », n’est pas assurée. Dès lors que le Président de la République continuerait à être élu au suffrage universel direct, au terme d’une compétition partisane, comment pourrait-il se résigner à « inaugurer les chrysanthèmes », à laisser le Premier ministre gouverner et à exercer une sorte de pouvoir modérateur ? L’expérience malheureuse de la Constitution de 1992 de la III° République de Madagascar incline à la prudence. Faut-il vraiment une nouvelle Constitution – qui serait la cinquième depuis 1959 ! - au Sénégal du XXI° siècle ?
La présente note de lecture ne donne qu’un modeste aperçu des leçons dispensées et des questionnements magistralement mis en exergue par Ismaïla Madior FALL.
Je vous invite à réagir en ligne, pour faire honneur au digne représentant de la nouvelle génération des constitutionnalistes du Sénégal. Lisez et faîtes lire, sans modération, Evolution constitutionnelle du Sénégal de la veille de l’indépendance aux élections de 2007 !
 
Stéphane Bolle
Maître de conférences HDR en droit public
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Commentaires

Mon cher Stéphane, tous ceux qui ont eu à faire leur thèse sur le droit constitutionnel en Afrique savent que la première difficulté à laquelle fait face le chercheur est l'accès à la documentation et à l'information constitutionnelle.  Naguère, "Afrique contemporaine" était une source inestimable  à cet égard, mais le changement "développementaliste" de sa ligne éditoriale fait que les chercheurs en droit constitutionnel étaient sevrés et presque orphelins de supports de publications relatives à la matière constitutionnelle. La première vocation de ton blog est simplement mais trés utilement de rendre disponible l'information constitutionnelle. En outre, lorsqu'il nous arrive de nous exprimer sur la chose constitutionnelle en Afrique, nous le faisons souvent en solliloquant dans le cadre d'articles, d'ouvrages ou de conférences, voilà que tu nous invites à colloquer sur les questions constitutionnelles.  Cette idée et cette initiative heureuses sont à saluer et à soutenir. Je m'engage personnellement à le faire modestement dans la limite de mes moyens intellectuels. Merci Stéhane pour ta contribution à la connaissance et au rayonnement du constitutionnalisme africain. 
Pr. Ismaila Madior Fall
Commentaire n°1 posté par Ismaila Madior Fall le 16/12/2007 à 01h31

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