La Constitution en Afrique![]()
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Les difficultés d’être du droit constitutionnel en Afrique sont connues. Contrairement à une opinion répandue,
elles ne tiennent pas seulement à son objet, aux évolutions erratiques de la chose constitutionnelle. Elles tiennent aussi à son mode d’appréhension, à la prévalence des postures sur l’analyse,
bref à la faiblesse du savoir constitutionnel (cf. Constitution, mensonges et
science du droit, Quand les
publiants dérapent, c'est la revue qui trinque et Le droit (constitutionnel) africain de Rodolfo Sacco). Force est de constater que les crises ou controverses donnent d’abord l’occasion à des
pseudo-constitutionnalistes, aux militants ou mercenaires du pouvoir comme de l’opposition, d’instrumentaliser la Constitution, d’en livrer des lectures partisanes, tout en prétendant à
l’objectivité scientifique. Et celui qui s’essaye à faire partager un regard conforme aux exigences de la science du droit – notamment sur LA CONSTITUTION EN AFRIQUE - s’expose à la vindicte des pamphlétaires ou aux louanges des thuriféraires,
qui ne verront dans son analyse qu’un service rendu à une cause (cf. Le
constitutionnaliste et la révision au Cameroun et La Constitution est dure, mais c'est la Constitution).
C’est sur ces questions que revient intelligemment SHADOW, un blogueur malgache anonyme, fin
connaisseur de la jurisprudence de la Haute Cour Constitutionnelle, analyste de talent de la crise et de la transition à Madagascar (cf. son site et Coup d'Etat à Madagascar?, Changement de légalité à Madagascar et Transition inclusive à la IV° République) dans
LES JURISTES, LE JUGE ET LE DROIT?
Vos observations et commentaires sont très attendus.
Au plaisir d’échanger
Stéphane BOLLE
Maître de conférences HDR en droit public
Je vous remercie d'avoir mis mon texte en lumière sur votre site.
Pour les lecteurs, trois petites remarques sur celui-ci :
- Ce texte a été rédigé en cherchant un équilibre entre d'un côté
une réaction à des points de vue de certains juristes (malgaches) que je considère
comme erronnés et d'un autre une tentative pour comprendre (sans
forcément épouser) la posture du juge constitutionnel malgache durant
cette crise.
- Comme il s'agit d'un article posté sur un blog, je me suis permis une
certaine liberté de ton contrairement à ce que l'on adopte dans les
textes plus académiques.
- Un certain nombre de coquilles pourraient se trouver encore dans le
texte. Je remercie donc les lecteurs d'être indulgents sur ce plan là.