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Stéphane BOLLE

Maître de conférences
HDR en droit public
Université Paul Valéry - Montpellier III 
 

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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 14:58
- Publié dans : Tunisie
Par Stéphane Bolle

Tunisie drapeau

 

 

En Tunisie, la « révolution de jasmin » de décembre 2010-janvier 2011 vient de contraindre à l’exil le Président Zine El Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis le « coup d’Etat médical » de 1987 contre Habib Bourguiba, « père » de l’indépendance (cf. déclaration du 7 novembre 1987 ).

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Commentaires

Professeur Bolle,

Le décor institutionnel de la révolution de jasmin est très bien planté par votre article. Ce qui dénote à plus d'un titre de l'intérêt que le peuple tunisien a attaché à une réforme de l'expression de la souveraineté primaire ou primitive. Le peuple s'est exprimé, plus jamais qu'auparavant, tout le monde a compris ce qu'il a voulu dire.

A l'évidence, ce peuple a échappé in extrémis au grand saut dans le vide constitutionnel, en récusant l'empêchement provisoire qui aurait permis à un premier ministre in partibus de faire du décorum et occasionner un éventuel retour du chef de l'Etat déchu.

Dans le même temps, il faut indiquer que sa détermination reste, sans contredit, infaillible car le peuple a continué à appeler à l'éviction absolue de tous les caciques du gouvernement précédent dans celui constitué post-révolution ou après coup. Ainsi, le printemps démocratique arabe acté par la rue tunisienne maintient à ce jour le gouvernement d'intérim en instabilité, puisque récemment encore un ministre a démissionné, après une pléade depuis seulement un mois.

C'est dire qu'en cas d'échec, le peuple ne s'interdira pas d'enfreindre l'état d'urgence encore en vigueur, en descendant dans la rue, car on voit bien qu'y a un besoin de mise au ban de tout ce qui est ne répond à ses attentes. Il revient en ce sens au gouvernement actuel de tout mettre en oeuvre afin de respecter le délai constitutionnel et pour conforter la pérennité des institutions.

Aubin NZAOU

Commentaire n°1 posté par AUBIN NZAOU le 16/02/2011 à 10h46

Je pense  que pour  aller vers un Etat de droit le peuple doit se donner pour devoir  de retirer la souveraineté qu’il a donné  à ses  incarnats. Ceci  est le cas de la sœur république de la  Tunisie .On assistera à coup sur à une révolution des constitutions occidentales  D’Afrique .Le peuple  a donné une souveraineté éphémère. Il se doit la retirée à n’importe quel  moment. Le peuple  s’exprimera en  tant  que constituant premier ;  l’explosion des diverses constitutions sera confirmateure. Bref une révolution constitutionnaliste attend les hyènes  et vautours constitutionnalistes  .Bon vent à l’action des publicistes de part le monde. Mes salutations au Pr KOKOROKO & au Pr KPODAR…..

Commentaire n°2 posté par KOUDJA KOMIVI EKPE le 26/02/2011 à 15h20

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