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La Constitution en Afrique![]()
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L’histoire retiendra qu’en 2011, année électorale chargée en Afrique, le Niger s’est distingué : l’élection des députés de l’Assemblée Nationale, le 31 janvier, et l’élection du premier Président de la VII° République, les 31 janvier et 12 mars ont été exemplaires.
Le Conseil Constitutionnel de Transition a grandement contribué à ce succès. Comptable de l’expression libre et inaltérée du suffrage universel, il lui appartenait de donner ou non force de vérité légale à tout ou partie du recensement administratif des voix effectué par la CENI. Manifestement, le Conseil Constitutionnel de Transition a su user, avec rigueur et prudence, de son redoutable pouvoir de réformer, au travers d’annulations ciblées et motivées, les résultats provisoires.
Pour vous en assurer, lisez avec attention :
· l'Arrêt n° 009/11/CCT/ME du 17 mars 2011
· l'Arrêt n° 006/11/CCT/ME du 22 février 2011
· l'Arrêt n° 012/11/CCT/ME du 1er avril 2011
Ces remarquables arrêts sont, me semble-t-il, de nature à inspirer confiance aux électeurs et compétiteurs de bonne foi dans une démocratie émergente. Qu’en pensez-vous ?
Stéphane Bolle
Maître de conférences HDR en droit public
http://www.la-constitution-en-afrique.org/
cher stéphane, votre intitulé est sans doute un clin d'oeil à un autre cas d'actualité, j'apprécie! Un juge n'est pas un devin, juste un juge, pourvu qu'il exerce les compétences à lui reconnues et pas d'autres. si le climat de la paix était la preuve qu'un juge avait bien fait son travail, vous voyez vous même que plus personne ne regarderait le droit pour ce qu'il est. seul le climat de paix importerait. regardons le droit dit pour voir s'il a été bien appliqué. rëvons tous d'un climat de paix, et vivons dans la paix. La paix sociale comme critère d'une bonne décision?
Bonjour Stephane,
J'en dis que ce sont de sages et réfléchies decisions de la Cour Nigérienne et que c'est bien interessant qu'une telle sérénité se fasse aux portes du Bénin qui jadis, il n'y a pas si longtemps que cela donnait des leçon de démocratie en Afrique francophone. C'est bien la preuve nos juges constitutionnels peuvent dire le vrai droit si ils le désirent vraiment.
N'oublions pas non plus que nous sommes dans un pays où on a vu le perdant à l'élection presidentielle débarquer chez son challenger pour le feliciter et lui souhaiter bonne chance...Que de lecons à en tirer pour "so called " démocraties alentours....