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  • : LA CONSTITUTION EN AFRIQUE
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  • : LA CONSTITUTION EN AFRIQUE est un espace d’expression, de réflexion et d’échanges dédié au(x) droit(s) constitutionnel(s) en mutation dans cette partie du monde
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  BOLLE STEPHANE 

Stéphane BOLLE

Maître de conférences
HDR en droit public
Université Paul Valéry - Montpellier III 
 

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La Constitution en Afrique est un espace d'expression, de réflexion et d'échanges dédié au(x) droit(s) constitutionnel(s) en mutation dans cette partie du monde.
Ce site propose un regard différent sur l'actualité constitutionnelle foisonnante des pays africains. Il ne s'agit pas de singer les gazettes ou les libelles, de s'abîmer dans une lecture partisane des constitutions, des révisions, des pratiques et des jurisprudences. Sans angélisme ni scepticisme, il urge d'analyser, en constitutionnaliste, une actualité constitutionnelle largement méconnue et passablement déformée.
La Constitution en Afrique se conçoit comme l'un des vecteurs du renouvellement doctrinal qu'imposent les changements à l'œuvre depuis la décennie 1990. La chose constitutionnelle a acquis dans la région une importance inédite. Il faut changer de paradigme pour la rendre intelligible ! C'est d'abord au constitutionnaliste de jauger le constitutionnalisme africain contemporain, ses échecs - toujours attestés -, ses succès - trop souvent négligés. Sans verser ni dans la science politique, ni dans un positivisme aveugle, le constitutionnaliste peut et doit décrypter la vie constitutionnelle, en faisant le meilleur usage des outils de la science actuelle du droit.
La Constitution en Afrique est enfin un forum, un lieu ouvert à la participation des chercheurs débutants ou confirmés qui souhaitent confronter leurs points de vue. N'hésitez pas à enrichir ce site de commentaires, de réactions aux notes d'actualité ou de lecture, de billets ou de documents. Vos contributions sont attendues.

Au plaisir d'échanger avec vous

 

 

Stéphane BOLLE
Maître de conférences HDR en droit public
Université Paul Valéry - Montpellier III

 

1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 00:45

Ali bongo 3

Source de l’illustration : http://www.presidentalibongo.com/

 

 

20 ans après sa promulgation, la CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE GABONAISE DU 26 MARS 1991 vient de connaître sa sixième révision.

 

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Published by Stéphane Bolle - dans Gabon
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AUBIN NZAOU 05/05/2011 18:52



Bonjour professeur BOLLE,


6 révisions pour une Constitution vieille de 20 ans, du point de vue de la stabilité des institutions, c'est assurément une attitude qui n'est pas vouer aux gémonies en Afrique. En revanche, il
convient de s'interroger, d'une part, si les différentes révisions n'étaient guère le fait des accomodements politiques qu'il fallait pérenniser ou, d'autre part, si cela procédait d'un simple
attachement à une constitution qui incarnait l'esprit tel qu' insufflé par les pères de la République.


La dernière révision en date témoigne inéluctablement d'un besoin d'évolution des institutions, mais que vaut-elle pertinemment dans ce vaste mouvement de "rationnalisation des régimes ou
pouvoirs" si elle renforce le durcissement des conditions d'éligibilité qui vraisemblablement déboucheront sur un contentieux électoral foisonnant, si elle renforce les attributions du chef de
l'Etat au lieu de faire un rééquilibrage des institutions et plus encore si elle se préoccupe davantage du renouvellement du mandat du juge constitutionnel au risque de créer des juges
constitutionnels foncièrement inamovible parce que détenant les scellés d'un régime. Autant d'interrogations ...


Au reste, en s'en tenant à l'esprit de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, une société où "(...) la séparation des pouvoirs n'est pas assurée n'a pas de Constitution" l'on
s'aperçoit qu'il aurait mieux valu réajuster ou rééquilibrer les institutions à travers cette révision que de vouloir renforcer des pouvoirs certainement taillés sur la mesure du chef.


L'évolution de la société démocratique, si tant est que l'on puisse s'accorder, s'est faite par la volonté des dirigeants de céder des compartiments de leur prérogatives aux instances de
représentation du peuple afin d'aboutir à un réel système de contre-pouvoirs. Mais, non sans aucun abus, le pas reste encore à franchir.


Aubin NZAOU


 


 



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