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LA CONSTITUTION EN AFRIQUE est un espace d’expression, de réflexion et d’échanges dédié au(x) droit(s) constitutionnel(s) en mutation dans cette partie du monde
Certains ouvrages traitent avec légèreté, sans rigueur aucune, sans souci de
vérité scientifique, de la chose constitutionnelle en général et en Afrique en particulier. Démocratie, constitution, culture politique au Congo. Lecture critique des Constitutions de 1992
à 2002 du Dr Jonas Koudissa entre dans cette catégorie. En effet, la « critique textuelle et
empirique » (cf. quatrième de
couverture) de la défunte Constitution du 15 mars 1992 de la République du
Congo, qui consiste à mettre « le donné
constitutionnel congolais en référence avec celui de la Constitution de la Vème République française » (p. 43),
n’échappe pas à la critique du constitutionnaliste. L’analyse a des airs de déjà vu : il s’agit d’expliquer que le mimétisme – ici, l’imitation du texte de la Constitution française
du 4 octobre 1958 et la duplication de la pratique de la Vème
République – a été une cause majeure de l’échec de l’une des constitutions post-autoritaires
d’Afrique. La démonstration, truffée d’approximations, de contradictions et d’inexactitudes, se révèle des plus fragiles : elle repose, d’une part, sur une comparaison contrefaite de deux
textes constitutionnels, d’autre part, sur une compréhension discutable du régime semi-présidentiel « à la française ».
Publié le 03/11/2009 à 08h51 dans Mimétisme?